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  1. Une fève musicale pour l’Épiphanie

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    Kaysersberg Vignoble – Concert

    article des DNA du 7 janvier 2018

    Les deux ensembles réunis dirigés par Nicolas Husser-ont rendu un bel hommage à la méconnue compositrice allemande Fanny Hensel-Mendelssohn - Photo DNA Les deux ensembles réunis dirigés par Nicolas Husser-ont rendu un bel hommage à la méconnue compositrice allemande Fanny Hensel-Mendelssohn – Photo DNA

    La Confrérie de la Décapole de Kaysersberg, présidée par Denise Chichério, a offert en l’église de Kaysersberg un beau et rare concert pour fêter l’Épiphanie : l’ensemble vocal Chanteval de Munster et l’orchestre de chambre de Sélestat étaient réunis, samedi, pour ce moment musical exceptionnel.

    Nicolas Husser dirige l’ensemble vocal Chanteval avec enthousiasme. Par sa grande culture musicale, il aime mener ses choristes hors des sentiers battus, tout en respectant les grands classiques. Pour le concert de l’Épiphanie, il a choisi des œuvres de Fanny Mendelssohn (1805-1847), pianiste allemande née à Hambourg, sœur aînée de Felix Mendelssohn (1809-1847).

    Compositrice de talent, elle fut contrainte de rester dans l’ombre de son frère et ses créations sont peu connues. Parmi ses quelques 250 Lieder, deux ont été inscrits au programme Schöne Fremde, Hörst du nicht die Bäume rauschen ? sur des poèmes de Josef Eichendorff. En parallèle, deux pièces de Felix Im Walde (texte d’August von Platen) et Morgengebet (texte de J. Eichendorff) ont également été interprétées a cappella. Par sa direction pédagogique, attentive et précise, le chef de chœur sait pousser ses choristes à donner le meilleur d’eux-mêmes.

    Sous la direction de Bruno Soucaille, l’orchestre de chambre de Sélestat, enrichi pour la circonstance de onze cuivres et bois, a donné ensuite une brillante interprétation de Londres (symphonie n° 104), dernière œuvre composée en 1795 par l’Autrichien Josef Haydn lors de son deuxième voyage en Angleterre.

    Pour la deuxième partie du concert, chœur et orchestre se sont réunis. D’abord pour un très émouvant cantique de Jean Racine que Gabriel Fauré (1845-1924) a composé en 1864 à l’âge de 19 ans. Puis, la pièce maîtresse Lobgesang de Fanny Menselssohn. Dédiée à son fils Felix Ludwig Sebastian Hensel pour son premier anniversaire en 1831, l’œuvre reflète toute la culture musicale et les nombreuses influences de Fanny.

    L’ensemble a pu paraître un peu « décousu », mais chaque partie de la cantate s’est révélée être un pur joyau. Le récitatif et l’air ont été portés avec bonheur par l’admirable sopraniste Anne-Claire Despretz.

    Anne Claire-Despretz a interprété un Lobgesang chaleureux - Photo DNA

    Anne Claire-Despretz a interprété un Lobgesang chaleureux – Photo DNA

    Agréable début pour fêter la nouvelle année culturelle

    Enfin, le public a eu droit à un Es kommt ein Schiff geladen, orchestré par Nicolas Husser qui a dirigé les deux ensembles. Certes, ce chant de l’avent, attribué à Johann Tauler, prédicateur alsacien mort en 1360, est arrivé un peu tard, mais l’ode à la Vierge enceinte a été dédiée aux drames qui se jouent au quotidien en Méditerranée. Ample, quasi intimiste et sorti de l’emphase habituelle, le cantique, revu par le professeur de musique, s’est nourri d’une grâce nouvelle. D’autant que Nicolas Husser dirigeait pour la dernière fois Chanteval en concert et ses choristes, très émus, l’ont longuement remercié et applaudi.

    Ce concert s’est révélé comme une agréable mise en bouche pour la nouvelle année culturelle de Kaysersberg Vignoble.

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  2. Cantates et symphonies par L’Orchestre de chambre de Sélestat

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    Concert – Sélestat – 35 ans de la chorale Chanteval

    article des DNA du 10 décembre 2018

    Bruno Soucaille à la tête de l’Orchestre de chambre de Sélestat.

    Bruno Soucaille à la tête de l’Orchestre de chambre de Sélestat. Photo DNA

    Deux chefs ont assuré la direction du concert, Nicolas Husser à la tête de sa chorale venant de Munster et Bruno Soucaille pour les parties symphoniques et des grands ensembles. Dès l’ouverture les parallèles sont plus qu’évidents dans les chants de Fanny Mendelssohntels Schöne Fremde et Hörst du nicht die Bäume rauschen ?, face au Morgengebet ou Im Walde de son frère.

    Une sensibilité féminine dans une douce querelle avec l’écriture plus objective, telle une opposition sonnet – ballade ou encore portait – paysage. Après ces quatre compositions a cappella, Nicolas Husser passe la baguette à Bruno Soucaille lequel dirigera son ensemble instrumental dans la quatrième Symphonie londonienne de Joseph Haydn.

    L’aîné des classiques viennois achève en 1809 – sur un grand succès à Londres – sa longue vie. La même année vient au monde Félix Mendelssohn – Bartholdy, ce romantique fasciné par J.S. Bach.

    La cantate

    Mis à part l’immense forme de la passion, c’est bien la cantate qui constitue l’apogée de l’époque baroque. Ainsi le Cantique de Jean Racine composé par Gabriel Fauré s’inscrit bien dans une tradition séculaire.

    Dépourvu des traits germaniques il est une réplique française de la formule absolue de J.S.Bach. Les teints pastel et la souplesse rythmique sont une marque du compositeur.

    Le Lobgesang de Fanny Mendelssohn est ainsi mis en contexte ; le chœur, l’orchestre et la brillante soliste Anne-Claire Despretz ont su donner la dimension de ce chant des remerciements envers le Créateur après l’heureux accouchement de la compositrice – féministe. Il trouve un écho parfait pendant l’actuelle période de l’avent.

    J.T.

  3. Fanny et Félix Mendelssohn pour les 35 ans de Chanteval

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    article des DNA du 30 novembre 2018

    L’orchestre de chambre de Sélestat a accompagné les choristes de Chanteval. PHOTO DNA - julien kauffmann

    L’orchestre de chambre de Sélestat a accompagné les choristes de Chanteval. PHOTO DNA – julien kauffmann

    Il y avait au moins quatre raisons d’assister au concert de la chorale Chanteval du dimanche 25 novembre à l’église protestante de Munster.

    Primo parce que ce bel ensemble fêtait ses 35 ans. Secondo parce que les choristes s’étaient fait accompagner par l’excellent Orchestre de chambre de Sélestat. Tertio parce que ce chœur composé de dames, de messieurs extrêmement motivés, avait eu la lumineuse idée de rendre justice à une compositrice injustement délaissée, Fanny Mendelssohn, la grande sœur de Félix ! Et enfin quarto, parce qu’il a également pensé à y inclure une symphonie de Joseph Haydn, le frère aîné de Michael, qui, malgré son immense célébrité reste toujours un peu le parent pauvre de bon nombre de programmateurs de concert.

    35 ans de chant

    Comme l’avait dit en introduction, le président de Chanteval, Bernard Villaumé : « Trente-cinq ans déjà que les choristes ont la joie de chanter ensemble, et de ravir leurs auditeurs […] », saluant l’assemblée relativement nombreuse, remerciant membres et chef, un chef charismatique Nicolas Husser « qui nous a permis de voyager en France, en Italie où nos concerts eurent un vif succès… ».

    Fanny Mendelssohn donc, quelle belle figure, véritable alter ego de son frère (également présent au programme°. Fanny qui, entre-temps devenu Frau Hensel, mourut subitement devant son piano un dimanche 1847, mort aussi inattendue que celle de son père, sa mère. A cette malédiction, Félix ne survécu pas, et il décéda quelques mois plus tard, le chagrin lui fut trop lourd à porter. « Je meurs comme Fanny… ».

    Puis il y avait aussi l’orchestre de chambre de Sélestat, constitué en 1994 sous l’impulsion de son directeur Bruno Soucaille, et qui a su offrir une des 12 symphonies dites « londonienne » de Joseph Haydn qui avait fait deux séjours à Londres qui lui réussirent avec beaucoup de panache, à telle enseigne puisqu’il fut même promu docteur Honoris Causa de l’Université d’Oxford !

    La symphonie proposée ce soir-là est parmi ses plus célèbres. Formidable découverte pour les personnes peu habituées à une musique « live » d’une si grande qualité.

    Autre hôte de marque : Gabriel Fauré, le délicat, et sa si tendre Pavane dans une version pour chœur et orchestre, ou encore son éternel Cantique de Jean Racine.

    Enfin, retour de Fanny Mendelssohn et la pièce maîtresse de la soirée, le Lobgesang , chant de louange à la fois intimiste et solennelle. Œuvre imprégnée d’influences glanées chez le vieux Bach, mélanges baroques et tendances romantiques, ce qui fait sa singularité.

    Et n’oublions pas la soliste de cette cantate, Anne-Claire Despretz qui, très tôt, s’était tournée vers le chant, tout en étant violoniste, flûtiste, artiste polyvalente pratiquant aussi bien l’aquarelle, le dessin et, par ailleurs, est la réalisatrice des affiches de Chanteval. À relever la valeur intrinsèque des deux chefs Nicolas Husser pour Chanteval et Bruno Soucaille pour l’Orchestre de chambre de Sélestat. Deux chefs souverains, menant la barque avec précision, tant au niveau du chœur, de l’orchestre, de l’ensemble des participants.

    Beau concert digne d’un 35e  anniversaire.

  4. Concert du 24 novembre 2018 avec l’orchestre de chambre de Sélestat

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    Concert à l’église protestante de Munster le 25 novembre 2018 à 20h00

    Annonce dans les DNA du 23 novembre 2018

    Mendelssohn, version féminine

    la chorale Chanteval invite à un concert pour chœur et orchestre, samedi 24 novembre à 20 h, à l’église protestante de Munster

    F. Mendelssohn… non pas Félix, mais Fanny, sa sœur aînée. Inconnue ou presque… Et pourtant, brillante musicienne et compositrice, qui petit à petit retrouve la notoriété qu’elle méritait.

    Etait-ce pour la protéger dans le monde musical difficile de l’époque, ou simplement parce que le rôle d’une femme dans la société protestante et bourgeoise allemande du XIXe  siècle devait se limiter à celui de mère et de maîtresse de maison ( Kinder, Küche, Kirche ), que son père et son célèbre frère lui ont interdit de se consacrer à sa véritable passion ? Pour une femme, la musique devait rester « un agrément, et non une base de vie » !

    Plus de 400 œuvres

    Mais Fanny n’y a jamais renoncé, toute sa vie durant, elle a composé plus de 400 œuvres ; certaines sont parues sous le nom de son frère, beaucoup sans doute ont disparu. Ce n’est qu’un an avant sa mort, à l’âge de 42 ans, qu’elle a enfin osé braver les interdits en signant ses compositions de son nom : Fanny Hensel Mendelssohn (et malgré cette signature, beaucoup pensaient encore que c’était un homme qui composait).

    La chorale Chanteval et l’orchestre de chambre de Sélestat souhaitent faire découvrir le talent de Fanny, ou redécouvrir celui de son frère.

    Ce concert, dirigé par Bruno Soucaille et Nicolas Husser, sera également l’occasion de rendre hommage à toutes les femmes qui, de par le monde n’ont toujours pas accès à la libre expression, sous quelque forme que ce soit, n’ont droit à aucune reconnaissance, et restent soumises comme Fanny, qui disait à son frère : « J’espère ne pas vous faire honte, je ne suis pas une femme libre ! »

     

    Fauré, Haydn et Félix Mendelssohn. Entrée libre – plateau

    Programme

    Fanny Mendehsohn (1805-1847)

    • Schöne Fremde

    Félix Mendehsohn (1809-1847)

    • Im Walde

    Fanny Mendehsohn (1805-1847)

    • Hörst du nicht die Bäume rauschen ?

    Félix Mendehsohn (1809-1847)

    • Morgengebet

    Joseph Haydn (1732 – 1809 )

    • Londres, Symphonie n°4
      • Adagio-Allegro
      • Andante Menuetto-trio
      • Finale

    Gabriel Fauré (1845 – 1924)

    • Cantique de Jean Racine (arrangement Philip Legge)
    • Pavane

    Fanny Mendelssohn (1805 -1847)

    • Lobgesang Meine Seele ist stille
      • Introduction pastorale
      • Chœur
      • Récitatif
      • Air Choeur final

     

     

  5. Concert du 26 mai 2018 (35e anniversaire)

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    Concert à l’église Saint Paul de Colmar le 26 mai 2018 à 20h30

    Annonce dans les DNA du 25 mai 2018

    Un concert anniversaire à Colmar

    Samedi 26 mai à 20 h 30, la chorale Chanteval de Munster, qui fête cette année ses 35 ans de chant choral, propose à son fidèle public un moment musical, à l’église St-Paul à Colmar.

    Au programme des œuvres classiques de Fanny et de Félix Mendelssohn, ainsi que des pièces plus contemporaines d’Eric Whitacre, de Morten Lauridsen et d’Ola Gjeilo.

    Le concert, dirigé par Nicolas Husser, sera accompagné par un quatuor à cordes avec Anne-Liz Drouot et Carole Petitgenay au violon, Thierry Engel à l’alto et Michèle Moerlen-Laperrelle au violoncelle. Geneviève Philipp complétera l’ensemble au piano.

    Chanteval proposera à nouveau cette soirée de chant et de musique le samedi 23 juin à l’église protestante de Sélestat.


    Programme

    Fanny Mendehsohn (1805-1847)

    • Schöne Fremde

    Félix Mendehsohn (1809-1847)

    • Im Walde

    Fanny Mendehsohn (1805-1847)

    • Hörst du nicht die Bäume rauschen ?

    Félix Mendehsohn (1809-1847)

    • Morgengebet

    Morten Lauridsen (1943-)

    • De ton rêve trop plein
    • Dirait-on

    Eric Whitacre (1970-)

    • Five Hebrew Love Songs
    1. Temuná
    2. Kalá Kallá
    3. Lárov
    4. Éyze Shéleg!
    5. Rakút
    • The Seal Lullaby
    • Little Birds

    pause

    Ola Gjeilo (1978-)

    • Across the Vast, Eternal Sky
    • Dark Night of The Soul –

     

    Dark Night of The Soul (Nuit obscure de l’âme)

    « Vous êtes entré dans une phase que les anciens appelaient la nuit obscure de l’âme (…). Cette expérience survient généralement au moment où vous vous y attendez le moins et sans avertissement. En fait, vous ne pouvez être attiré dans cette dynamique que lorsque votre maîtrise de la vie vous signale que vous êtes prêt ! Alors quand tout semble parfait dans votre vie, l’équilibre que vous avez atteint constitue le signal que vous êtes paré pour le changement. Le but de la nuit obscure de l’âme est de vous confronter à vos plus grandes peurs et de les guérir. »

    In « La divine matrice » de GREG BRADEN

  6. Fanny sort de l’oubli

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    article des DNA du 17 avril 2018

    Concert à Munster

    Concert à Munster

    Quelle merveilleuse idée d’avoir invité Fanny Mendelssohn à l’occasion du 35e anniversaire de la chorale Chanteval, samedi soir, en l’église protestante.

    Fanny Mendelssohn est une de ses compositrices fâcheusement oubliées mais dont l’histoire de la musique est si riche, si l’on pense à Clara Schumann l’épouse de Robert, sans oublier Hildegard von Bingen (déjà), Élisabeth Jacquet de la Guerre, Marie-Antoinette, Lili Boulanger et toutes les autres…

    Fanny Mendelssohn, véritable alter ego de Félix, son frère bien-aimé. Lui qui aimait à dire qu’elle « est le meilleur de moi ! ». Tellement fort aura été le lien qui les réunissait, deux artistes si lumineux.

    Fanny Mendelssohn (1805-1847), de 4 ans l’aînée de Félix. Nom magique, pianiste exceptionnelle, inspirée. Fanny Mendelssohn (plus tard Hensel-Mendelssohn), la voilà mise à l’honneur grâce à cette très talentueuse chorale dirigée de main de maître par Nicolas Husser.

    Surprise de taille ! Pensez donc, Fanny ! Le retour, celle qu’on attendait depuis si longtemps. Et les voilà réunis, le temps d’un soir, Fanny et Félix, au-delà de la mort puisque plusieurs chants alternaient, tantôt de Fanny, tantôt de Félix, tels que Hörst du nicht die Bäume rauschen ? (Fanny), Im Walde (Félix), Schöne Freunde (Fanny), Morgen Gebet (Félix)…

    Après une vie heureuse, Fanny meurt en 1847. Une mort subite lors d’une répétition, aussi subite que celle de son père, de sa mère (musicienne également). Aussi subite, celle de son cher Félix quelques mois plus tard, lui aussi, assis devant son piano. Lui qui avait dédié à sa soeur décédée son quatuor en Fa majeur.

    Puis, dans un registre plus contemporain, les choristes ont excellemment interprété deux chants d’un classicisme pourtant réconfortant, de Morten Lauridsen né en 1943 : De ton rêve trop plein et Dirait-on. Deux titres d’une harmonie légère et colorée, suivis de cinq chants d’amour hébraïques d’Eric Whitacre (né en 1970), quête d’équilibre, de compréhension entre les êtres, d’empathie. Une première partie se terminant par le surprenant et aérien Little Birds, ces petits oiseaux s’envolant dans l’air printanier vers les cieux louant Dieu (et pourquoi pas) de leur avoir garanti cette éternelle liberté qui manque si cruellement aux hommes.

    Profondeur d’interprétation

    La seconde partie fut entièrement consacrée à deux oeuvres d’Ola Gjeilo (né en 1978), compositeur norvégien, qui mena la centaine d’auditeurs vers des mondes résolument plus modernes mais sans jamais choquer. Deux oeuvres difficiles, rares, qui ont suscité l’émerveillement, l’admiration de par leur profondeur d’expression et la qualité de leur interprétation.

    Musique d’une grande spiritualité, issue de la plume d’un musicien manifestement à la recherche d’un langage nouveau d’affirmation de la foi, du questionnement des choses essentielles de la vie, la mort, de l’âme en souffrance.

    « Vous êtes entrés dans une phase que les anciens appelaient la nuit obscure de l’âme », dit le texte de Dark Night of the Soul. « Le but de la nuit obscure de l’âme est de vous confronter à vos plus grandes peurs et de les guérir ».

    Conclusion de ce beau concert, renvoyant l’assemblée dans l’obscurité entre-temps tombée sur la ville, mais en illuminant d’une paix intérieure les âmes, après la frénésie trop bruyante d’un samedi ordinaire, et après avoir eu la chance d’avoir pu bénéficier d’un concert riche, apaisant, d’une grande qualité. Concert accompagné parfaitement par Geneviève Philipp.


    Voir l’album-photo du concert.

  7. Concert du 14 avril 2018 (35e anniversaire)

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    Concert à l’église protestante de Munster le 14 avril 2018 à 20h30

    Au programme

    Fanny Mendehsohn (1805-1847)

    • Hörst du nicht die Bäume rauschen ?

    Félix Mendehsohn (1809-1847)

    • Im Walde

    Fanny Mendehsohn (1805-1847)

    • Schöne Fremde

    Félix Mendehsohn (1809-1847)

    • Morgengebet

    Morten Lauridsen (1943-)

    • De ton rêve trop plein
    • Dirait-on

    Eric Whitacre (1970-)

    • Five Hebrew Love Songs
    1. Temuná
    2. Kalá Kallá
    3. Lárov
    4. Éyze Shéleg!
    5. Rakút
    • The Seal Lullaby
    • Little Birds

    pause

    Ola Gjeilo (1978-)

    • Across the Vast, Eternal Sky
    • Dark Night of The Soul –

     

    Dark Night of The Soul (Nuit obscure de l’âme)

    « Vous êtes entré dans une phase que les anciens appelaient la nuit obscure de l’âme (…). Cette expérience survient généralement au moment où vous vous y attendez le moins et sans avertissement. En fait, vous ne pouvez être attiré dans cette dynamique que lorsque votre maîtrise de la vie vous signale que vous êtes prêt ! Alors quand tout semble parfait dans votre vie, l’équilibre que vous avez atteint constitue le signal que vous êtes paré pour le changement. Le but de la nuit obscure de l’âme est de vous confronter à vos plus grandes peurs et de les guérir. »

    In « La divine matrice » de GREG BRADEN

  8. Eblouissant concert

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    DNA du 20 juin 2017

    Samedi soir, en l’église protestante de Munster, triple événement à l’occasion du concert de la chorale Chanteval et du Chœur de Chêne, venu de Sainte-Marie-au-Chêne, à 16 km de Metz.

    Triple événement, d’abord grâce à cette étonnante maîtrise du chant choral – parmi ce qui se fait de mieux dans ce domaine – qui a ébloui une assemblée qui aurait pu être beaucoup plus nombreuse. Puis, événement, avec la découverte de ce chœur venu de la Moselle, tout aussi enthousiaste. Événement encore, cette surprise lorsque, en guise de final, les deux chœurs réunis entonnent le beau Hallelujah de Léonard Cohen, qu’ils dédièrent au pasteur Jean-Martin Wagner dont ce fut le dernier jour avant une retraite bien méritée.

    Tout avait débuté par Mozart, l’enfant chéri de Francis Poulenc qui voulut, qu’avec lui, on « se rinçât les oreilles pour oublier le bruit du monde » !

    Bonne idée donc de la chorale Chanteval de donner au concert un socle solide, mozartien, sur lequel tout le reste a pu se construire. Ainsi, l’inébranlable flux de sons, harmonieux dans leur pluralité, a su embraser la grande nef de l’église, avec l’intensité charmeuse, euphonique, sous la direction, excellente, de Nicolas Husser qui sait mener ses choristes avec aisance, souveraineté, voire une redoutable efficacité.

    Excellemment accompagné par la pianiste Geneviève Philipp et Timea Smaïls au violon, l’on aura eu du plaisir d’écouter religieusement quelques airs célèbres du divin « Wolferl » de Salzbourg…

    Puis, entre autres, une intéressante série de chansons du tendre Eric Whistacre, dont cinq belles mélodies de la tradition hébraïque, cette première partie se terminant par une alerte chanson intitulée Little birds , extraordinaire démonstration de ce qu’arrive de faire un chœur lorsqu’il est au sommet de son art. Une belle envolée, d’oiseaux, à tire d’aile, superbe sorte de réminiscence du « chant des oiseaux » de Clément Jannequin, du moins très proche de ce dernier.

    Changement de registre

    En seconde partie, le Chœur de Chêne ! Même talent, même prégnance, même présence ! Cet ensemble d’une cinquantaine de membres a été créé en 1995 par Pascal Muller qui est toujours aux manettes.

    Dans un registre plutôt « populaire », mais dont beaucoup de ses « compositions » reposent sur des œuvres classiques (ou traditionnelles), ce chœur a su séduire, notamment, à travers la si émouvante Ballade Nord-Irlandaise, issue d’un chant populaire, remis au jour en 1991 pour dénoncer la guerre civile ; la tout aussi célèbre chanson Göttingen de l’énigmatique Barbara, « subjuguée par la beauté de la ville, véritable hymne à l’amitié franco-allemande », selon la présentatrice.

    Très remarqué aussi, le saisissant Asimbonanga de Johnny. Clegg, hymne à la liberté, contre l’Apartheid en Afrique du Sud et pour la libération de Nelson Mandela… En ouverture, la Chanteval a tenu à exprimer sa reconnaissance au Pasteur Wagner, « encore pasteur de la paroisse pour un jour » pour avoir accueilli ces deux chorales pour ce concert, rendant hommage aux uns et aux autres, tandis qu’un représentant du Chœur invité parlait de la genèse de cet ensemble mosellan, dont le chef a connu la vallée lors de différents stages à la Maison du Kleebach. Ce soir-là, la preuve fut donnée que l’art du chant choral peut se conjuguer avec un grand « A ».

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  9. Concert du 17 juin 2017 avec « Chœur de Chêne »

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    Concert à l’église protestante de Munster le 17 juin 2017 à 20h30

    Au programme

    CHANTEVAL

    W.A. Mozart

    • Luci care, luci belle
    • Se lontan, ben mio, tu sei
    • Ecco quel fiero istante

    Morten Lauridsen

    • Dirait-on

    Eric Whitacre

    • Five Hebrew Love Songs
    1. Temuná
    2. Kalá Kallá
    3. Lárov
    4. Éyze Shéleg!
    5. Rakút
    • The Seal Lullaby
    • Little Birds

    CHŒŒUR DE CHÊNE

              TITRES                                   PAROLES            MUSIQUE            HARM.

    • La ballade nord-irlandaise                                     R. Séchan                JC. Oudot
    • On écrit sur les murs              JM. Moreau           R. Musumarra       A. Hervé
    • Je vole                                       P. Billon                  M. Sardou               N. Alaux
    • Chez Laurette                          M. Delpech             R. .Vincent              C. Duhamel
    • Göttingen                                 Barbara                  Barbara                   C. Duhamel
    • Plus près des étoiles               J.Garcia-Bilbao    Gold                         Sylvain Tardy
    • Asimbonanga                          J.Clegg                    J.Clegg
    • Mes bourrelets d’antan         Grisolia/M.-Joris  MP. Belle                C. Duhamel
    • I will follow him                      Plante/Gimbel       Stole / Del Roma   E. Hehrer

    CHANT COMMUN

    • Hallelujah,                               L. Cohen

     

  10. Deux chœurs, une voix

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    Article paru dans les DNA du 5 mai 2016

    Dimanche, dans une église relativement bien remplie, deux chœurs de grande qualité s’étaient réunis pour chanter d’une seule voix, à l’occasion d’un grand concert de printemps de toute beauté.

    Au programme, des œuvres parmi les plus prestigieuses dont, entre autres, l’incomparable Hymne à la nuit de Rameau, musique quasi céleste, évoquant une nuit étoilée où la voix se fait prière, se fait ode à la pureté, au calme, au rêve : tout s’arrête à part l’ardent désir de l’homme de qualité d’aller vers l’absolu !
    Et que dire du Laudate Dominum extrait des Vêpres solennelles de confessore de Mozart avec la superbe Anne-Claire Despretz, moment de grâce qui vous arrache de votre misérable condition humaine.
    Emotion encore avec l’exceptionnel Stabat Mater de Pergolesi, cet incroyable prodige mort à 26 ans de tuberculose. Œuvre qui rend meilleur celui qui sait la comprendre et qu’on devrait écouter à genoux.
    Composée vraisemblablement aux environs de 1729, celle-ci, qui préfigure si bien Mozart (né en 1756, 20 ans après le décès de l’auteur), est la plus célèbre de Pergolesi, à côté de sa truculente Serva Patrona de 1733.
    Certains concerts sont hélas trop souvent hétéroclites dans leur conception. Or, le fait de réunir Rameau, Pergolesi et Mozart (dont on aura aussi apprécié trois de ses nocturnes) et, d’autre part Mendelssohn (Laudate Pueri) et Brahms (Die Meere), a donné à celui de dimanche dernier à l’église catholique de Muhlbach, une belle et grande cohésion, abstraction faite de certaines pièces de moindre importance dont un joli morceau des Frères Jacques (La lune est morte) ou deux airs d’Eric Whitacre.
    Toutes ces œuvres furent de toute façon empreintes d’une rare qualité d’interprétation, tantôt grâce aux Tarentelles, cet ensemble vocal féminin de Colmar qui eut l’honneur d’ouvrir le concert sous la direction sobre et précise de Nicole Schwerer-Roll, tantôt par la chorale Chanteval de Munster dirigée avec toujours la même maestria par Nicolas Husser, époustouflant et efficace, une passion sensible à chaque note.

    Mention spéciale à l’accompagnatrice

    Une mention spéciale à l’accompagnatrice Geneviève Philipp qui, à une œuvre près, a remplacé au pied levé J.-Paul Roth, au piano, pour la majeure partie du programme.
    En introduction de ce concert grandiose, Bernard Ott, président du conseil de fabrique de la paroisse Muhlbach/Breitenbach a su trouver des mots justes à la fois pour saluer l’assemblée venue en ce 1er mai plutôt mitigé et pour remercier tous ceux qui ont rendu possible cette belle heure de chant choral, tandis que le curé Jean-Louis Hug, curé des communautés de paroisses St-Grégoire – Au Val de Munster et St-Sébastien-Aux Rives de la Fecht, invita les uns et les autres « à prendre un peu de hauteur à travers ces voix réunies ». Ce qui fut fait.

    Voir l’article des DNA